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La sclérose en plaques (SEP) – Une maladie aux multiples facettes

Info-lettre juillet 2023

 

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central.

C’est une maladie auto-immune caractérisée par l'attaque des cellules de défense du corps humain contre les gaines de myéline des nerfs, provoquant ainsi des réactions inflammatoires.

Une fois les gaines de myéline détruites ou endommagées, la fonction de conduction de l’influx nerveux est altérée, avec pour conséquences, divers symptômes tels que des troubles visuels, une sensation de faiblesse générale, de la fatigue, une humeur dépressive et une mobilité réduite.

Étiologie et facteurs de risques

Une cause possible de la sclérose en plaques (SEP) serait due à la présence de mutations génétiques qui augmenteraient significativement le risque de développer la maladie.

Par ailleurs, plusieurs facteurs environnementaux et des infections telles que la mononucléose infectieuse (aussi appelée « fièvre glandulaire ») ont été identifiés comme déclencheurs possibles de la maladie.

Des études ont également révélé que certains autres facteurs de risque potentiels de la SEP ne devraient pas être négligées. C’est le cas d’une carence en vitamine D3, d’une obésité sévère à un âge précoce et de la présence de bactéries intestinales spécifiques.

Par conséquent, la communauté scientifique considère que la SEP n'est pas causée par des facteurs individuels, mais plutôt par une interaction complexe entre plusieurs facteurs, parmi lesquels la nutrition occupe un rôle majeur.

 

La SEP et l’écosystème intestinal

Pour les personnes souffrant de sclérose en plaques (SEP), la plupart des neurologues recommandent une alimentation variée et équilibrée en adéquation avec un mode de vie sain.

En effet, une alimentation inadaptée entraîne des changements dans la flore intestinale et augmente les risques de porosité intestinale.

Les bactéries intestinales qui peuplent notre intestin dépendent en grande partie de nos habitudes alimentaires et de notre mode de vie.

Étant donné que notre alimentation a considérablement évolué au cours des dernières décennies et que nos habitudes alimentaires influencent directement la composition unique de notre microbiote intestinal, il est fort probable que certains composés alimentaires contribuent au développement de la SEP.

Une dysbiose intestinale entraîne des troubles digestifs ainsi qu’un dysfonctionnement du système immunitaire.

Il est donc souhaitable de préserver une grande diversité des colonies de bactéries peuplant l’intestin. Ceci garantit aux cellules de la paroi intestinales des apports nutritionnels optimaux.

Pour cette raison, une attention particulière doit être portée à notre santé intestinale et par conséquent, notre alimentation quotidienne devrait être suffisamment riche en fibres.

 

La SEP et l’alimentation anti-inflammatoire

On constate un intérêt croissant pour les régimes alimentaires soi-disant « adaptés à la sclérose en plaques ». Parmi les plus populaires, on trouve les régimes sans gluten, sans lactose, cétogène ou paléo.

Cependant, il n'a pas encore été prouvé qu'un régime spécifique soit bénéfique ou efficace à long terme dans le traitement de la sclérose en plaques. Certains régimes peuvent même être néfastes car ils contiennent des quantités potentiellement toxiques de certaines vitamines ou excluent des nutriments importants.

Une alimentation saine, riche en nutriments essentiels, est importante pour l’ensemble de la population, mais elle l’est d’autant plus dans un contexte de SEP où la sensation de bien-être est altérée, la douleur s’installe et la mobilité diminue.

C'est la raison pour laquelle le régime méditerranéen, aussi appelé régime crétois, est privilégié, car il s’avère particulièrement utile du fait de sa densité nutritionnelle. Il contient peu de graisses saturées, que l'on retrouve majoritairement dans la viande et les produits carnés transformés. Par contre, il est particulièrement riche en graisses polyinsaturées et monoinsaturées, en particulier présentes dans les poissons et l'huile d'olive.

Alors que les acides gras polyinsaturés présents dans les poissons marins, associés à la vitamine D, sont appréciés pour leurs effets anti-inflammatoires, l'huile d'olive ne manque pas d’intérêt. En effet, l'huile d'olive contient une abondance de polyphénols, notamment l'oléocanthal, dont l’effet protecteur sur les nerfs est reconnu. Ce polyphénol inhibe également la formation de l'acide gamma-linolénique endogène et de l'acide arachidonique pro-inflammatoire.

L'acide arachidonique est présent naturellement dans la viande et les produits de charcuterie. Il est donc conseillé d'éviter ou de limiter fortement ce type d’aliments. La consommation modérée de viande rouge (1 à 2 fois par semaine) reste tout à fait acceptable et raisonnable.

En dépit de sa richesse en acide arachidonique plutôt défavorable, la viande rouge contient nettement plus de vitamine B12 que la viande blanche. Or la vitamine B12 joue un rôle indispensable dans la division cellulaire et la formation du sang. Elle participe aussi activement à la production des gaines de myéline, qui protègent les cellules nerveuses et favorisent la transmission de l’influx nerveux.

Par ailleurs, un régime alimentaire adapté devrait contenir une part prépondérante de fruits et de légumes naturels et minimiser leur transformation. En effet, les fruits et les légumes contiennent un mélange concentré de nutriments (vitamines, minéraux, substances végétales secondaires) qui ont un rôle protecteur contre l’inflammation en captant les radicaux libres et en prévenant la formation des messagers inflammatoires.

 

La SEP et les produits laitiers

Depuis les années 1990, des questionnements persistent quant à une éventuelle corrélation entre la fréquence des symptômes de la sclérose en plaques (SEP) et la consommation de lait de vache et de produits laitiers. Des études récentes ont mis en évidence que le lait de vache contient des protéines susceptibles de déclencher des processus inflammatoires chez certaines personnes allergiques, ce qui peut alors endommager les gaines de myéline entourant les fibres nerveuses.

 

Metabolic Balance et la SEP

Metabolic Balance est un programme alimentaire individualisé aux bienfaits anti-inflammatoires. Il contribue à renforcer le système immunitaire, augmenter la production d'hormones ayant un fort pouvoir anti-inflammatoire et prévenir la formation des messagers inflammatoires.

Malgré la prise de certains médicaments tels que les corticostéroïdes et les antidépresseurs, qui font souvent partie du lot quotidien de nombreux patients souffrant de sclérose en plaques (SEP), une perte de poids lente et progressive est souhaitable. Elle devrait même être un objectif thérapeutique prioritaire dans la prise en charge de la SEP chez les patients en surpoids.

Des repas réguliers, répondant aux besoins individuels en nutriments et en fibres, font également partie du programme nutritionnel Metabolic Balance, de même qu’une consommation suffisante d'eau et des périodes de jeûne adaptées entre les repas.

 

Auteur: @Silvia Bürkle

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